Les 3 obstacles du tourisme d’affaires wallon

Le gouvernement wallon a dégagé une enveloppe de 1,5 million d’euros pour promouvoir le tourisme d’affaire, un secteur d’activité très lucratif.

 

Parmi les 100.000 spectateurs attendus ce dimanche à Francorchamps pour le Grand Prix Formule 1, quelques centaines seront présents dans le cadre d’une relation d’affaire. Le Grand Prix est en effet un des grands événements « Mice » de l’année.

Le tourisme d’affaires ou « Mice » (« Meetings, Incentives, Conventions, Exhibitions ») représente 8% de l’offre touristique globale wallonne. C’est relativement peu quand on sait qu’au niveau mondial, le « MICE » représente 14% des réservations touristiques. D’où l’intention affichée par le ministre wallon du Tourisme, René Collin (cdH), de rattraper ce retard d’ici 2023.

Cette niche touristique représente aujourd’hui près de 600.000 nuitées par an. L’objectif de René Collin est d’atteindre 832.000 nuitées en 2023, soit une augmentation de 30%. Pas totalement impossible quand on sait que le nombre de nuitées a augmenté de 5,7% par an en moyenne depuis vingt ans.

97€

 Les dépenses des touristes d’affaires en Wallonie sont estimées à 97 euros par jour.

L’essor du tourisme Mice en Wallonie bute essentiellement sur trois obstaclesune forte atomisation de ses acteurs, une accessibilité parfois difficile ainsi que la faible taille des entreprises touristiques. C’est pourquoi le gouvernement wallon a dégagé une enveloppe de 1,5 million d’euros (dont 600.000 provenant du fonds européen Feder), pour permettre à l’ASBL Wallonie Belgique Tourisme (WBT) et l’Awex de promouvoir la filière. De son côté, le Commissariat général au tourisme (CGT) coordonnera la mise en réseau informatique des opérateurs et mutualisera l’info touristique.

Le jeu en vaut la chandelle car il s’agit d’un segment particulièrement rentable. Rien que pour les nuitées, le tourisme Mice a généré l’an dernier un chiffre d’affaires de 57,5 millions d’euros. Les dépenses quotidiennes de ces touristes sont quant à elles estimées à 97 euros.

Bruxelles loin devant

Bien sûr, la Wallonie n’atteindra jamais le niveau de Bruxelles où le tourisme d’affaires représente pas moins de 60% de l’activité touristique globale. Et le segment est encore plus lucratif qu’en Wallonie, puisque cette clientèle de Bruxelles a dépensé en 2012 en moyenne 400 euros par jour lors de son séjour (logement, restauration, shopping).

 

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